Reddition des comptes, condition sine qua non à la bonne gouvernance

 

Photo justice 

Ousmane Sonko a annoncé des imminentes convocations. Selon le Premier ministre les convocations commencent cette semaine. Il avance que ceux qui ont mal géré les deniers publics vont bientôt répondre à la justice.


Martin Luter King disait «  je cherchais et j’ai vu ». Depuis l’alternance du 24 mars dernier les nouvelles autorités sénégalaises n’ont cessé de fustiger la gestion de l’ancien régime. Des enquêtes, des audits et des rapports épinglant des caciques de BBY sont annoncés fin prêts. Le nouveau régime juge la gestion de l’ancien comme calamiteux, une gouvernance clanique et sombre. Cela est une promesse de campagne que le tandem Diomaye et Sonko avait faite lors de la présidentielle. En effet, l’exigence de la population sur ces questions qui enflamment la toile mérite une attention particulière. Dans la pensée aristotélicienne de la cité idéale, il nous dit que si la société est dirigée par ceux qui cherchent de la veine gloire les hommes seront martyrisés, si elle est dirigée par ceux qui cherchent de l’argent elle sera ruinée, mais si elle est gouvernée par les meilleurs ce sera la prospérité et l’épanouissement.

Si on part de cette conception d’Aristote de la politique ou la société doit être dirigée par des sages et des hommes transparents, la reddition des comptes devient condition sine qua non à la bonne gouvernance. 


En outre, au-delà des micmacs fonciers, des malversations financières, de l’instrumentalisation de justice sur des dossiers politiques le bilan immatériel de l’ancien régime est accablant. Les événements de mars 2021 et de juin 2023 en passant par ceux de l’affaire Mame Mbaye Niang et Sonko ainsi qu’au report de l’élection présidentielle des dixièmes de jeunes ont perdu la vie. 

Des militaires, Fulbert Sambou et Didier Badji ont disparu depuis lors et les autorités restent aphones et la société civile moins exigeante. C’est ainsi que MLK disait « ce n’est pas l’oppression des méchants qui m’effraient mais plutôt l’indifférence des bons ». Si ce n’est que le PM qui temporise souvent dans ses sorties, la population manifeste son impatience à voir ces gens rendre compte à la justice. Cela sera un impératif catégorique comme le martelait Emmanuel Kant car il relève de l’honnêteté du pouvoir en place. 


Les récentes déclarations du premier ministre Ousmane Sonko paraissent comme des lapalissades (comiques) allants dans ce sens. Mais la vérité est que le nouveau pouvoir s’inscrit dans une silhouette de clarté peaufine-t-il. Autrement dit avoir des éléments factuels avant de poursuivre. Pour éviter ce que l’actuel chef du gouvernement appelait un faux départ. Il s’avère opportun de joindre l’acte à la parole pour que, d’abord ceux  qui ont déjà piaffé nos ressources assument leurs actes mais en suite ceux qui sont là savent ce qui les attend en de pareils cas. Alors point de prodigalité pour l’équanimité des citoyens des rapports comme celui de la Covid-19 doit être élucidé.


    Babacar Diouf / Cesti 

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

SONKO, DIOMAYE : UN DUO , UN ESPOIR

Et pourquoi les réformes traînent-elles ?

Les étudiants face à un avenir incertain