Les étudiants face à un avenir incertain

 Merci Serigne Gackou Aïdara : vous avez parlé pour des milliers de jeunes ,qui souffrent en silence. 


On n’a pas besoin de se creuser la tête, pour savoir la situation qui prévaut dans les universités sénégalaises. Je prends l’exemple de l’université numérique cheikh Hamidou Kane (ex uvs) où j’ai passé 4 ans, pour en fin glaner une licence. 


Dans cette université comme, dans toutes les autres les années se chevauchent. A l’université numérique Cheikh Hamidou avoir la licence en 4 ans est un luxe.  Dans un cycle normal 5 ans suffisent largement ou obtenir un master. Mais là-bas, il faut bourlinguer 7 ans pour espérer obtenir son master . 


Il est d’autant plus grave dans  le processus de sélection en master. Des centaines de jeunes étudiants ont vu leurs rêves brisés par fautes d’admission en master. Je fais parti d’une promotion, ou le grand nombre n’a pas été sélectionné en deuxième cycle au niveau national. Ma filière, la science politique. Sur des centaines d’étudiants en 2022, ceux qui ont été sélectionnés, étaient en deçà de 100 répartis en deux masters. 


À l’espace numérique ouvert de Mbour (ENO), nous étions uniquement 4 étudiants sélectionnés en master science politique.  Et pourtant, certains  de nos camarades qui n’ont jamais redoublés de classe ou encore subir des épreuves de rattrapage n’ont pas réussi à franchir ce cape. La moyenne qui leur est demandée, était 12/20, sans compter le nombre de places limitées.

Pour un enseignement à distance je pense que

l’administration a été trop sévère .


Nonobstant les efforts colossaux, plusieurs jeunes soucieux de leurs avenirs ont été jetés en cours de routes. Des jeunes qui ne demandent que d’être accompagnés et soutenus, ont vu leur carrière s’estomper. Heureusement que l’actuel ministre de l’enseignement supérieur de la recherche et de l’innovation, ainsi que le Président de la République ont compris l’urgence de réformer l’enseignement supérieur. 


Ce chantier est non seulement urgent mais demande beaucoup de courage et d’engagement. Nous souhaitons aussi que les critères de sélection en master à l’UNCHK soient revus. Cela permettrait à des milliers d’étudiants de pouvoir continuer leurs études. 

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