LES JALONS D’UNE RUPTURE

 Controverse sur une supposée inaccessibilité du Président de la République, Alioune Tine nous révèle que la rupture est bien réelle !!!Monsieur Alioune Tine est revenu à la charge, ce dimanche sur la rfm. Ce qu'il avait déjà dit sur la gouvernance du nouveau régime.

                 

          Tandem Pr Diomaye & PM Sonko



Dans sa critique, il dit que c'est Ousmane Sonko qui gouverne, le Président de la République est isolé au palais. Je fais une mise en relation de cette déclaration de Monsieur Tine à une déclaration du Premier ministre Ousmane Sonko et une déclaration du ministre de la communication Aliou Sall. 


En milieu de semaine dernière, le Président du parti Pastef, recevant les artistes qui ont soutenu le Projet, a dit que le Président Diomaye travaille intensément. Il affirme qu'à chaque fois qu'il entre dans son bureau, il le trouve avec beaucoup de dossiers. La situation qu'il a décrite renvoie à celle d'un élève de terminale à une semaine de l'examen du Baccalauréat. Le Premier ministre a ajouté que le Président maîtrise tous ses dossiers, rien ne lui échappe. C'est en réalité ce que les Sénégalais attendaient. 


La semaine précédente, le ministre de la communication a dit dans la presse que pour une affaire qui dépend d'un ministère, il n'est plus question de "sauter" le ministre de tutelle et d'aller rencontrer le Président de la République ou le Premier ministre. Il réagissait à cette volonté des patrons de presse à vouloir rencontrer le chef de l'Etat. 


La combinaison des déclarations du ministre Aliou Sall, du Premier ministre Ousmane Sonko et du President d'AFRICA JOM CENTER, Aliou Tine, montre qu'il y a des changements des pratiques anciennes. Depuis le régime du Président Abdoulaye Wade, il y a eu une désorganisation du fonctionnement de l'administration. La tutelle directe avait totalement perdu ses prérogatives. 


Quand les étudiants ont un problème, ils cherchent à voir le chef de l'Etat. Quand les syndicats ont des  problèmes, ils cherchent à rencontrer le chef de l'Etat. Quand des associations d'éleveurs, de cultivateurs, de pêcheurs ont des problèmes, ils interpellent le chef de l'Etat. 

Quand les reporters, les techniciens de médias, les patrons de presse, ont des problèmes, ils demandent une audience au Président de la République. Quand les transports, les artistes, les lutteurs, les danseurs, les mannequins, ont des problèmes, ils cherchent rencontrer le chef de l'Etat. 


Et finalement, le Premier ministre, les ministres de tutelle, les chefs de services, n'étaient plus des gens crédibles pour trouver des solutions aux problèmes qui relèvent de leur tutelle. Des personnes ou groupes rencontrent le Président, qui très souvent, pour des considérations politiciennes, prend des engagements puis donne des instructions d'exécution aux autorités en charge du secteur, sans les consulter d'avance pour connaître la pertinence et la faisabilité. 


Le Président Wade excellait dans cette démarche et le Pr Macky Sall ne l'a pas rompu. Pis, rencontrer le Président était une opportunité de rentrer avec des frais de transport qui permettaient dès fois d'avoir une dépense de plusieurs mois voire années. 


Ce que le ministre Aliou Sall a dit montre que les ministres vont désormais gérer pleinement les problèmes qui relèvent de leur autorité. Ensuite, ils  rendent compte au Premier ministre. Ce dernier, comme il l'a souligné rend compte au Président de la République. 


Ceux qui voudraient poser directement leurs problèmes au Président de la République ne seraient pas contents de cette nouvelle donne. Mais s'ils sont de vrais patriotes, ils ne devraient pas y voir un problème, mais un retour à l'orthodoxie. Ils pourraient seulement montrer leur mécontentement  au cas où les chefs de services, les ministres de tutelle ou le Premier ministre ne prennent pas en charge leurs préoccupations. 


Monsieur Alioune Tine a particulièrement fait allusion à la société civile et aux organisations patronales qui peinent à voir le chef de l'Etat.Là aussi, c'est intéressant, car ces gens ne sont pas plus Sénégalais que les autres. On doit dépasser la période où certaines catégories de personnes se pavanent au palais pour leurs propres intérêts. 


Si après seulement 4 mois d'existence de ce régime, des gens souffrent de ne pas avoir la possibilité de voir le Président de la République, il faudra s'interroger sur leurs véritables intentions. 


Vivement que cette rupture perdure !!!!


Babacar Diouf

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

SONKO, DIOMAYE : UN DUO , UN ESPOIR

Et pourquoi les réformes traînent-elles ?

Les étudiants face à un avenir incertain