Médiation entre AES et CEDEAO ce lourd fardeau de BDF

 
                                                  Chefs d’Etats de la CEDEAO

La Conférence des Chefs d'État et de gouvernement de la CEDEAO a mandaté le président Bassirou Diomaye Faye comme médiateur entre l’instance sous régionale et la Confédération Alliance des États du Sahel. Une mission opportune mais peu probable au regard des tensions très électriques entre les deux organisations. Les peuples du Sahel se montrent de plus en plus stoïques et radicaux. Lors de sa dernière sortie le président sénégalais explique le contexte et les motifs du choix porté sur sa personne. Ce choix est motivé selon le président Sénégalais par sa position de pouvoir discuter avec tous les pays concernés.

Car au moment des sanctions qui ont déclenché les escarmouches il n’était pas encore au pouvoir. Donc ne fait pas parti de ceux qui les ont sanctionnés .
La CEDEAO est en difficulté on peut pas la niée car la situation est sous nos yeux et les présidents des États du Sahel auront beaucoup plus de faciliter à me parler plutôt que les autres » martèle le Pr BDF. Ce dernier estime que la situation que ces pays traversent est dure, donc il faut essayer de les faire revenir au tour d’une table pour dialoguer et que même s’ils décident de partir on évolue les conditions dans lesquelles ils vont partir.
Cependant il sera très difficile de rabibocher ces deux parties, qui se considèrent avec méfiance. Le Mali, le Burkina Faso et le Niger ont quitté la CEDEAO en septembre dernier. Depuis lors, les tensions ne cessent de monter d'un cran.  Les relations diplomatiques sont quasiment rompues entre certains pays. Cela est dû aux sanctions économiques imposées aux États du Sahel après les coups d’Etat survenus dans les différents pays. Au moment où les trois pays dissidents tous dirigés par des militaires viennent à peine de mettre en place une Confédération, il sera extrêmement difficile de les convaincre à un éventuel retour à la grande famille de la CEDEAO. Les nombreuses tribulations politiques, économiques et sociales que traversent ces pays depuis plusieurs années empirées par les sanctions inhumaines perpétrées contre les peuples frères en seront des facteurs bloquants. Le soutien solide des populations du Sahel à leurs dirigeants conforte la décision des autorités militaires à rompre les amarres avec l’organisation sous régionale. 

En effet, le sommet qu’ils ont tenu à Niamey le 06 juillet officialisant la Confédération AES et entérinant leur compagnonnage avec la CEDEAO est un signal fort pour dire que la rupture est définitivement scellée.
Quelque soit le rayonnement de la diplomatie sénégalaise, la bande à Assimi Goïta ne fera plus volte-face. En outre ces États sont également liés par un destin commun : combattre les bandes armées terroristes. À cet effet, ils ont déployé des moyens matériels colossaux.  Ce que la Cedeao n’a jamais réussi. Cette dernière est vue comme un syndicat de chefs d’Etat aux intérêts de la France . Les discours philippiques des Chefs d'État du Sahel à l’égard de leurs homologues est aussi une raison affirmative qu’ils ne sont plus obnubilés par la CEDEAO. Par ricochet, les projets et les perspectives qui ont été enclenchés par la confédération du Sahel laissent à supposer qu’il est désormais plus facile d’établir un pont entres les deux organisations plutôt que de faire revenir ces pays réfractaires à l’organisation dirigée par Bola Tinubu. Le Pr Bassirou Diomaye Faye a du pain sur la planche.


     Babacar Diouf/ CESTI

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