Le 24 mars 2024, au soir de l’élection présidentielle, les Sénégalais ont gambadé de joie. Ce jour-là, ils ont choisi de tourner la page d’un régime ploutocratique. Ils ont exprimé leur volonté ferme d’en finir avec une gouvernance clanique et une gestion nébuleuse des deniers publics. La décennie précédente a été marquée par l’opacité dans la gestion des ressources naturelles. Des rapports d’enquête ont été soigneusement enfouis, les micmacs financiers et fonciers se sont multipliés, et une justice sélective a été largement décriée. Cette période a aussi été celle de la liquidation politique d’opposants. Des candidats sérieux à la magistrature suprême ont été écartés au nom d’arguments juridico-politiques fallacieux. Mais depuis l’élection du président Bassirou Diomaye Faye, les grandes réformes tant attendues peinent à se matérialiser. La réforme de la justice tarde. La reddition des comptes semble s’essouffler. Et, ironie de l’histoire, ceux-là mêmes qui ont piétiné la démocratie, e...
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