FACE À LA PRESSE E PRÉSIDENT DIOMAYE SANS DÉTOUR


LE PR DIOMAYE FACE A LA PRESSE
                                    

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye annonce un vaste chamboulement dans la magistrature les jours à venir. Le Chef de l’Etat a fait cette déclaration ce samedi 13 juillet dans un face à face avec la presse nationale. Le Président a accordé un entretien à différents groupes de presse pour passer à la loupe ses cent jours à la magistrature suprême du pays. Une occasion saisie par Bassirou Diomaye Faye de passer au crible les points saillants de son programme.

C’est pas un bilan martèle-t-il dès le début de l’entrevue. Selon le Président après trois mois à la tête du pays c’est opportun de parler aux citoyens. Plusieurs sujets ont été au menu de cette discussion. Devant les mandataires des groupes de presse Rts, Gfm, Sud fm, Aps, Walfadjri et Sans Limites, il est revenu sur les attentes et les projets entamés par le gouvernement dirigé par le PM Ousmane Sonko. En effet, le Chef de l’Etat est revenu sur les audits enclenchés, les rapports des corps de contrôles, la question des impôts, les réformes de la justice, ses rapports avec le PM, entre autres. Le Président de la République affirme « j’ai pas de coude à mettre sur des dossiers et je ne protège personne ni ceux de mon camp ni les autres ». Dans cette sortie réussie du Président des questions saillantes de l’heure ont été éclairées. Les réponses très lucides et claires ont conforté bon nombre de sénégalais. 

 Ces derniers ont vu un homme serein et posé. En outre, selon ce dernier les prix des denrées alimentaires pourraient connaître de nouvelles baisses dans les jours ou les mois à venir. L’une des plus affreuses annonces de ses propos est la situation financière du pays. Le gardien de la Constitution précise qu'il n’a pas trouvé de fond politique au Palais. Il pointe du doigt la responsabilité de son prédécesseur. Ce dernier s’est aventuré à signer des contrats jusqu’au jour de la passation de service, d'après le Président Diomaye Faye. << Des contrats dans le domaine de la santé , de l’eau et de l’électricité ont été abrogés >>, poursuit-il. Il estime que l’ancien régime avait mis toutes les conditions pour saboter sa gouvernance mais ils ont été vigilants.  


Sur la question du Conseil supérieur de la magistrature, le Chef de l’Etat n’a pas été trop clair. Il reste indécis en attendant de lire les propositions des _assisards. L'entretien est clôturé par les questions diplomatiques. La mission que la CEDEAO lui a confiée est le point phare. Officiellement mandataire de l'organisation sous-régionales au Sahel, le Président Faye devra entamer des négociations avec le Burkina, le Mali et le Niger pour leur à la CEDEAO. Ces trois États, dirigés par des militaires, ont signé, en janvier dernier, un communiqué conjoint actant leur départ de la CEDEAO. Par la même occasion, ils ont créé l'Alliance des États du Sahel (

AES
) instituée récemment en "Confédération Alliance des États du Sahel". Les Présidents Ibrahima Traoré, Assimi Goïta et Abdourahmane Tiani dénoncent les sanctions infligées à leurs peuples et fustigent l'effritement des valeurs de fraternité par l'instance sous-régionale. Cette brouille entre Confédération AES et CEDEAO est à l'origine des escalades diplomatiques entre plusieurs pays de la sous région.


        Babacar Diouf /Cesti

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