Émigration irrégulière, Mbour décimée de sa jeunesse


  Une pirogue en provenance de Mbour a chaviré dans les îles Canaries le 30 avril 2024  et a fait 51 morts. Des pertes qui s’ajoutent à une longue liste  de martyrs qui ont laissé leur vie dans les côtes migratoires. Le département de Mbour fait partie des plus grandes victimes de ce fléau  irrégulier. Si les jeunes continuent d’affronter les vagues de la mort, c’est par ce qu’ils ne se voient toujours pas dans ce pays. En 2022 c’était la catastrophe dans plusieurs quartiers particulièrement Tefess. La petite côte note de plus en plus le départ de sa jeunesse vers les pays européens. Les jeunes à la recherche d’une vie meilleure prennent les pirogues pour rallier l’Eldorado.

Ces derniers jours plusieurs pirogues remplies de migrants ont été interceptées  par les FDS. Le manque criant d’investissements durables dans la zone  est une des causes notoires. Face à cette situation , les jeunes préfèrent  monnayer leur talent ailleurs. Le flux migratoire décime des maisons, des familles et des communautés. En effet ce phénomène social  devient de plus en plus sérieux. De plus il constitue, un véritable frein au développement du pays, particulièrement, du département. Par ailleurs d’autres exemples peuvent corroborer les nombreux  dégâts humains, les innombrables impacts et les séquelles entraînés par les embarcations mortuaires. Hélas!!! Ils sont acculés par les urgences, les difficultés quotidiennes pour survivre ou obtenir un avenir radieux. A la quête perpétuelle de ce derniers nombreux sont obligés de partir au prix de leurs vies. 

 Certains seront à jamais placardés sur les murs de lamentation et leur  brusque disparition aura des effets négatifs dans leurs familles d’origine. L’incurie des autorités sur cette tragédie a brisé autant de rêves et de talents. Cela est peut-être dû au chômage, au manque d’emploi ou même à la gestion clanique des deniers publics.  Les messages lénifiants, les promesses mirifiques des autorités il en a assez , tout en que les citoyens  réclament la mise en place des politiques d’emplois sages et dynamiques afin de garantir l’avenir de la jeunesse cataloguée elles-mêmes comme l’avenir du pays.



           Babacar Diouf/ CESTI

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

SONKO, DIOMAYE : UN DUO , UN ESPOIR

Et pourquoi les réformes traînent-elles ?

Les étudiants face à un avenir incertain