Le 25 février sans élection : un mythe s’effondre


L’élection présidentielle doit se tenir le dernier dimanche du moi de février de l’année électorale. Aujourd’hui ce baptême de la démocratie est enterré par un régime qui ne souhaite pas partir à temps. A la place d’un vote on nous propose un dialogue. Ce dernier pourtant pilier important d’une république est désormais galvaudé par le peuple. Le report de cette élection présidentielle est une balafre à la démocratie. Une imbroglio dans lequel le pays s’est engouffré depuis quelques semaines qui restera une rocambolesque histoire. Car le calendrier républicain pourra être chamboulé à jamais.


Les raisons de ce report ou de l’annulation du scrutin par le président de la république sont basées sur des arguments saugrenus et sur une crise totalement fallacieuse, pour paraphraser Me Mame Adama Gueye. Si aujourd’hui ceux qui ont enquiquiner ce report n’étaient pas invalidés par le conseil constitutionnel, ils n’auraient jamais mit le pays dans cette situation. Les députés du PDS ont commencé à parler de corruption dès l’élimination de leur candidat. En revanche ils ne le feront jamais. Des accusations sans preuves, une commission d’enquête parlementaire sans but lucrative ainsi que d’autres arguments erronés ne devraient jamais annuler une élection. Pire encore ils sont soutenus par les députés du pouvoir, qui ont ensemble entériné cette décision.


En effet chaque citoyen épris de justice doit s’offusquer contre cette décision, dont la démarche du début à la fin est alambiquée. Le président devrait consulter les 19 candidats afin de trouver une date et respecter strictement les décisions du conseil constitutionnel. Mais si on veut consulter à la foi les candidats  retenus et les recalés un consensus est quasiment impossible. Depuis 1960 il y’a toujours eu des recalés. L’exemple le plus patent et récent est celui de 2019 avec 27 candidatures le conseil n’avait validé que 5 définitivement. Par conséquent une reprise du processus va renforcer cette situation déjà délétère. Pour des raisons politiques quatre jeunes ont perdu la vie. Que leurs âmes reposent en paix. Quand j’attends certains soient disant spoliés, j’ai le cœur meurtri, sachant qu’à 10 mil reprises ils ne vont jamais réussir l’étape du parrainage. 

De surcroît certains d’entre eux viennent fraîchement de sortir du pouvoir. 

 



            

Babacar Diouf/ Cesti

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