- [ ] Tchad :Mahamat Idriss Deby vs Succès Masra les soubresauts d’une entente
Pour rappel le Maréchal Idriss Deby , puissant président de la république du Tchad pendant 30 ans fut assassiné le 19 avril 2021 lors d’un affrontement entre l’armée tchadienne et les rebelles du Fact ( front pour l’alternance et la concorde du Tchad). Un exemple d’endurance et de résilience d’un chef d’état qui part au front jusqu’à tombé les armes dans les mains de manière inopinée, devant le général garde de la présidence.
Ce dernier se trouve être son fils adoptif, le général Mahamat Idriss Deby appelé Kaka qui le succède au pouvoir. Plusieurs lancinantes questions furent opposées pour savoir les raisons de la mort non élucidée du président de la république. Mais elles resteront vaines pire encore c’est son fils qui prend les manettes par ricochet tout les subterfuges qui encombrent les circonstances dans lesquelles sont père a été tuer. En effet beaucoup de citoyens marmonnent que c’est l’Afrique. N’est pas les vicissitudes de la politique ?
Depuis ces horribles événements le Tchad est dans les mains d’un régime militaire comme jadis mais cette fois ci avec une violence inouïe car accompagné d’un bain de sang . Le tout nouveau président très jeune âgé de 38ans se voit adouber par la métropole avec le soutien du président Français Emanuel Macron assi à ses côtés pendant la cérémonie de lever du corps. Un coup d’Etat moins critiqué que les autres et pourtant qui a complètement balafré cet îlot de paix en construction depuis des décennies . Sans gène le chef de la transition opte pour une gouvernance autoritaire. Cela s’explique par le report des élections et le prolongement à deux ans de la transition initialement fixée à 16 mois , la restriction des libertés notamment le droit de la manifestation ainsi que d’autres facteurs intensifieront les nombreuses tribulations politiques qui chagrinent la stabilité du pays.
Une gouvernance jugée clanique et anti-démocratique a poussé certains opposants à hausser le ton parmi ces derniers, figure le plus célèbre Succès Masra, connu par sa pugnacité et son engagement pour patrie prend fin et cause avec sa formation politique les transformateurs parti créer en 2018 a se lancer avec le régime militaire dans une guerre sans merci. En octobre 2022 lors d’une manifestation qu’il avait fait appel plus de 70 personnes ont perdu la vie. Les docilités et décomptes macabres continuent et le pays vie un jeudi noir. A cause d’une manifestation réprimée dans la feu, le face à face fut épique et l’opposant Succès Masra part en exil. Un homme qui bénéficie de la confiance de la population de son pays, particulièrement la jeunesse qui voit en lui la rupture et le changement. Ce que ses déclarations sur le régime clanique prouve d’avantage. Il est l’opposant le plus farouche au pouvoir militaire en place qui ne sèche de les brutalisés.
Succès Masra retourne dans son pays le 3 novembre 2023 grâce à une médiation de Félix Tshisékedi le président Congolais, pour l’équanimité de la nation les autorités acceptent discuter et parafer des accords, le fameux protocole de Kinshasa du 3 novembre dernier. Quelques jours plu tard les premiers signes apparaissent tel que l’appel de Masra a voter oui au référendum du 17 décembre pour le projet d’adoption de la nouvelle constitution. Un message diversement apprécié mais Masra se trouve être dans le réal politique. Ce dernier succède le 1er janvier 2024 l’ancien premier ministre Saleh Kebzabo qui a rendu son tablier avec son équipe le 29 décembre suite à la nouvelle constitution. A l’occasion de sa nomination plusieurs questions préjudicielles furent posées sur les raisons de la collaboration des deux hommes désormais anciens rivaux.
Comme disait Ahmadou Kourouma « la politique n’a ni yeux, ni oreilles, ni cœur, en politique le vrai et le mensonge portent la même pagne, le juste et l’injuste marchent de pair, le bien et le mal s’achètent ou se vendent au même prix ». L’opposant radical qui dégageait beaucoup d’espoir de changement pour la jeunesse prend les arcanes du pouvoir, lui qui s’est battu contre la mal gouvernance et la confiscation du pouvoir par un clan va désormais obtempérer aux ordres de Deby fils.
Babacar Diouf étudiant journaliste au CESTI

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