A qui se fier
L’espace public sénégalais est devenu de plus en plus menacé par une perte de valeurs et repères qui ne seront pas sans impact sur la jeune génération. Aujourd’hui les contre- valeurs semblent prendre une place importante dans la nation au moment où sa devrait être le contraire. Même les bienfaits ne manquent pas comme beaucoup d’exemples l’illustrent , certaines pratiques sont également à bannir.
Dans un pays aussi pauvre que le nôtre le débat politique prend le déçu sur le tout . Par exemple à cette approche de la coupe d’Afrique de football peu de personnes s’y intéressent. C’est compréhensible au regard des nombreux enjeux de l’heure notamment l’élection présidentielle. Un tournent décisif dans l’histoire du pays là où certains prônent le changement d’autres optent pour la continuité. Ce qui constitue un charme de la démocratie, cette dernière semble être empotée car certains fils du pays se verront exclure de la course présidentielle. Parfois par le parrainage ou autrement par le desiderata d’un régime qui veut s’agripper au pouvoir. Or quand l’élection est surnommée le baptême de la démocratie c’est grâce à ses caractères démocratiques, transparents et inclusives.
De ce fait, la démarche farfelue de l’administration sur certains dossiers concernant des hommes politiques laissent perplexe beaucoup de citoyens. Quand l’administration, notamment la DGE (direction générale des élections) et la caisse de dépôts et consignations (CDC) osent dire niet à un candidat de ce qui lui revient de droit de surcroît après une décision de justice, il y’a un sérieux problème à se poser sur l’impartialité de cette administration . Cela constitue un facteur grouillant de l’instabilité politique notée ces dernières années.
Le Sénégal est un havre de paix mais les séquelles de la violence sont là au regard des sanglantes manifestations de mars 2021 et de juin de 2023. Des manifestations réprimées et de nombreux dégâts matériels et des pertes vies humaines sont notées. Pendant une telle période l’espace médiatique qui est très important est devenu menacé. Un tohu-bohu qui ne sèche de s’accroître à cause des simulacres d’émissions organisées dans le méli-mélo constituent des exemples palpables.
Des types de personnes sans domaines de compétence, sans aucune spécialité viennent envahir les plateaux télé et les studios de radio pour nous livrer des avis inutiles. Je mesure avec effroi la lourdeur de la responsabilité des journalistes qui invitent les gens doivent exiger à relever le niveau des débats. Mais malheureusement beaucoup de professionnels des médias sont victimes parfois d’une mauvaise formation, certains sont aussi dans la manipulation et d’autres en panne d’inspiration. Cette catégorie d’hommes communément appelés chroniqueurs avec parfois des analyses saugrenues, vides de sens et d’utilité sont en grande partie de ce tapage médiatique.
Quand ceux qui doivent prendre la parole et éclairer la lanterne ne le font pas d’autres esprits maléfiques le feront sans gêne. La responsabilité des dirigeants est de sortir la population dans ce gouffre la précarité endémique qui règne dans tout le pays. Malheureusement, les pratiques politiciennes semblent être favorisées.
Les spécialistes de la science politique et du droit doivent prendre leurs responsabilités à mains pour permettre au peuple sénégalais de choisir un prototype, homme intègre, dévoué et prêt à changer les destinées de ce pays au soir du 25 février 2024. Car les profanes ont besoin d’intellectuels libres et courageux pour un vote de raison.
Quand l’opposition qui devrait être soudée, est divisée pour des questions personnelles, politiques et des guerres de positionnement ou d’égaux se retrouve dos au mur vient se lamenter à cause du parrainage, du fichier électoral ou d’autres raisons, à qui la faute ? A qui faire confiance ? quand ils snobent les vrais combats contre la cherté de la vie, du loyer et d’autres situations sociales qui emprisonnent les sénégalais dans la pauvreté pensaient -ils à l’élection présidentielle ? Certainement les sénégalais sont en longueur d’avance sur eux , la population est réveillée et conscientisée.
Babacar Diouf CESTI

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