Du viole au vole l’inédit acharnement contre un opposant
Maître Ousmane Ngom disait en 1988 lors de l’emprisonnement de maître Abdoulaye Wade dans une conférence à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ( UCAD ) « mes cadets de la faculté de droit voudront bien m’excuser de l’avoir dit ainsi, mais le droit, c’est un morceau de tissu: le tailleur qui l’a entre les mains en fait ce qu’il veut »? Tout ceci rentre dans la même procédure où un ministre de la justice s’est érigé en tailleur constitutionnel de haute couture, comme le martelait dans l’émission d’Déclic de la télévision futur média (Tfm) en l’occurrence M. Ismaïla Major Fall.
Depuis février 2021 la machine judiciaire semble être activée contre un opposant charismatique, vertueux et très populaire. Il est d’abord victime d’un gros cabale politique. Une jeune masseuse du nom d’adji sarr l’accusa de viole et de menaces de mort avec deux armes en main. Par ricochet toutes les autres accusations sans fondement que leader du parti PASTEF est victime. Ses adversaires ne se lassent jamais d’avoir fomenter de toutes pièces des arguments fallacieux pour ternir son image. Mais M. Ousmane Sonko a toujours tenu tête.
Nonobstant touts les efforts consentis par lui et ses acolytes, les persécutions continuent comme une scène bien ficelée, même si elle connaissent de nombreuses failles et vernis des poursuites à son encontre. En effet cette affaire sweet beauty qui a coulé beaucoup d’encre et de salive, n’a pratiquement laissé personne aux aguets. Au regard des nombreux dégâts matériels et des pertes en vies humaines, ce dossier a causé des conséquences inoubliables dans le pays. Au début le peuple le sénégalais était divisé en deux ; certains pensaient que c’est vrai, par contre la majeure partie de la population était catégorique que c’était une fausse affaire. Cette dernière qui aura raison car le dossier était totalement vide comme une feuille blanche d’où la recalcification des faits et la fameuse condamnation à deux ans de prison pour corruption de la jeunesse.
Si nous en sommes arrivés là, c'est parce que nous, le peuple sénégalais, n'avons pas assez réagi quand le régime en place s'est mis à traquer les militants et les cadres de Pastef en plus bien évidemment de son leader, Ousmane Sonko. Il y a pourtant eu des signes avant-coureurs - que nous n'avons hélas pas su décrypter - de cette campagne de répression systématique et sans précédent au Sénégal.
Depuis quelque temps, en effet, tous ceux qui osent élever la voix contre une troisième candidature du président sortant en font immédiatement les frais, un combat qui a porté ses fruits. Car le président a renoncé de briguer une troisième candidature d’ailleurs illégale.
Peu à peu, les interdictions de marches pacifiques sont devenues la règle ; les arrestations et emprisonnements arbitraires se sont multipliés. Dans un tel contexte de brutale fermeture de l'espace politique, les procès aux verdicts ubuesques et la séquestration illégale d'un dirigeant de l'opposition en sont venus à paraître d'une inquiétante banalité.
La nature socratique du verdict du procès d’Ousmane Sonko a fini par convaincre que ce n’était pas la manifestation de la vérité qui était visée, mais bel et bien l’élimination d’un opposant politique dans la perspective des prochaines élections présidentielles. Elle pose surtout le problème de notre appareil judiciaire dont la fragilité et la fébrilité sont apparues au grand jour.
En outre, tout le pays cherchait un échappatoire pour sortir de cet subterfuge et vivre dans la paix et la stabilité. Mais malheureusement l'affre ne se limite pas là, ce vendredi dernier au retour de la mosquée comme, il l’a dit sur sa page Facebook le président du parti PASTEF Ousmane Sonko déclare avoir arraché le téléphone portable d’une gendarme qui le filmait à son insu et contre son gré. Voilà le message en question 👇👇
Au retour de la prière du vendredi, les agents des renseignements généraux postés devant mon domicile 24h sur 24 se sont mis à me filmer.
l’édile de Ziguinchor accuse la gendarmerie nationale d’avoir volée ses téléphones portables, son ordinateur et une somme d’argent, lors de sa séquestration manu militari sur la route de Kounguel, au moment où il était en caravane. Ce dernier poste sur les réseaux sociaux, lui a valu son incarcération sur saisine du procureur, le maître des poursuites judiciaires charge le dossier et vise différents chefs d’accusations tels que : appel à l’insurrection, atteinte à la sûreté de l’Etat , vole de portable entre autres… la dernière accusation citée est comique à l’image de l’homme mais vrai car il est dans les lieux de détention. quelques munites après son arrestation son avocat Juan Branco passe l'information et alerte le peuple.— Ousmane Sonko (@SonkoOfficiel) July 28, 2023
J’ai personnellement arraché le téléphone et demandé à la personne de le déverrouiller et d’effacer les images qu’elle a prises, ce qu’elle… pic.twitter.com/VSokXCRruj
Au moment où j’écris cette tribune le maire de Ziguinchor est entre les mains de la justice comme beaucoup des cadres de son parti , des militants et sympathisants qui sont arrêtés et embastillés par le régime en place. Le secrétaire général de son parti Bassirou Diomaye Faye est injustement condamné juste à cause d’un poste Facebook. La restriction des droits l’homme et la liberté d’expression ne sont plus à chercher car elles sont exposées. Cet ainsi, ces nombreuses tribulations politiques ne font que renchérir les vicissitudes qui chagrinent le quotidien des sénégalais.Ousmane Sonko vient d’être arrêté.
— Juan Branco ✊ (@anatolium) July 28, 2023
Une population effarouchée, brimée, torturée par ses dirigeants ne peut que vivre dans la précarité extrême. Aujourd’hui les lancinantes questions devraient être comment sortir le pays de l’insécurité alimentaire, de la pauvreté, comment régler la question migratoire et créer un cadre de vie prospère, l’emploi de la jeunesse parmi tant d’autres. Ce pendant nous pouvons déduire que la justice s’acharne de manière inédite contre un candidat à l’élection présidentielle, cette dernière qui semble être la principale préoccupation de nos dirigeants qui pensent à leur succession. De facto tout honnête citoyen doit savoir que seule le peuple souverain doit choisir son président parmi tous les candidats déclarés, qui en ont également la légitimité.
Babacar Diouf étudiant journaliste au CESTI !!

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