Pourquoi Saccager les biens publics

 

«  La  vérité finira toujours par triompher et la lumière par percer le rideau de l’obscurité » martelait feu Sidi Lamine Niasse . Je considère que nous devons être beaucoup plus conscients sur certains actes que nous posons, si vraiment en tant que citoyen aspirant contribuer au développement de mon territoire, j’y compte apporter ma pierre à l’édifice. Ou bien même si nous voulons marqués cette ligne de démarcation et de la rupture de cette gouvernance clanique depuis 1960. 

Dans cette même silhouette Josèphe Kizerbo disait «  il y’a pas de développement clé en main le seul développement fiable c’est la tête d’abord ». C’est insensé de vouloir faire les choses toujours de la même manière et espérer un changement. Ce constat est unanimes, à chaque manifestation les biens publics sont saccagés et vandalisés. Soit disant que c’est l’Etat ? Non puis-je rétorquais car l’État c’est bien nous! Or nous savons pertinemment comment le système fonctionne. Aucun ministre ou fils d’un ministre, DG encore moins un quelconque membre du gouvernement ne sera impacté par ces nombreux Bus Dakar Dem Dikk brûlés. 

Aujourd’hui ou demain peut-être le transport sera aux ralentis et la population va le sentir, pire même l’économie du pays diminue drastiquement.  Au-delà de nos biens publics, il ne faudrait pas aussi attaquer les entreprises étrangères. Publics comme privées elles sont là pour le bien de la population. Auchan et Total participent à l’emploi des jeunes et à l’économie du pays. Donc nous pouvons manifester en les préservant saines et sauves. De nos jours l’angoisse et le désespoir dans lesquelles la jeunesse vivent, fait qu’à la moindre incartade ne cesse de montrer son degré de frustration. 

 

D’abord parlons des causes de ces facteurs de saccages ignominieux, qui expliquent ces nombreuses tribulations politiques et sociales. Face à la mésaventure à laquelle les sénégalais font face, il ne serait pas erroné de dire que le chômage endémique, la vie précaire, l’avenir incertain des jeunes, la mal gouvernance, les vols et détournements des biens publics entre autres sont à l’origine d’un tel comportement. En effet devant une panoplie de facteurs désespérants, la jeunesse aspire à un changement et une rupture totale avec des dirigeants presque aux aguets de leurs urgences.

Sous cette même grille d’analyse nous pouvons dire que la cherté de la vie qui devient plus compliqué , est aussi un handicap rédhibitoire aux quotidiens des ménages.  Dans un contexte post Covid 19 ou la vie devient plus dure, certaines personnes sont dans le bamboula. Le mot milliard est pratiquement familier même aux pauvres. Les énormes rapports qui épinglent nos dirigeants sont les preuves irréfutables. Celui de la cours des comptes nous en dit plus. 

De facto c’est peut-être des moqueries mais la litote douteuse de dire que «  les diplômes ne servent plus à grande chose et les jeunes ne  font que boire du thé » est aussi une phraséologie creuse qui mène à la défiance.  D’une part ou d’autre le changement est une demande sociale et se limiter d’analyse sur les saccages serait très laconique car les causes sont plus profondes  que certaines le pensent. Depuis l’indépendance à nos jours ils nous promettaient (les politiques) toujours  un avenir radieux et des solutions herculéennes à nos difficultés. 

Ce qui a produit le fameux «  Waaxu politicien la ». Au regard de tout ceci, par ricochet les autres problèmes qui minent le quotidien des populations il est difficile de ne pas y voir un sentiment de déception et de désespoir de ces jeunes. Ces derniers qui sont aujourd’hui catalogués d’être sardoniques. Je ne vais pas vitupérer dans cette posture. Mais j’ose condamner de part et d’autre. Car si chacun faisait ce qu’il devrait faire nous ne serons pas là. 

Ce pendant nous jeunes endosserons la responsabilité de nos actes, ils sont mesquines et ne doivent point être encouragés. Car ils engloutissent l’économie et le développement de notre chère nation. Ces pratiques barbares augmentent aussi le chômage qui est déjà une question préoccupante.Dans un pays comme le Sénégal qui a jeté ses amarres dans les eaux glauques de la pauvreté, il revient de notre responsabilité d’assurer la relève de cette nation galvaudée et cette justice palier importante de la démocratie, est critiquée maintenant de manière corrosive. Dorénavant  elle est maintenant mal vue et jugée partisane. Nous devons également encourager l’emploi des jeunes pour espérer un développement durable du pays. Cela relève d’un défi majeur de la jeunesse, qui doit prendre son avenir en main. Alors   évitons tohu bohu et soyons beaucoup plus mature. Stop aux saccages des bus de DDD et autres bien, nous payerons les pots cassés. 



  

 Halte à mal gouvernance !!!!

Babacar Diouf CESTI !!!

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