M. Macron et sa politique Africaine


 Le lundi 27 février, le président de la République Française a tenu un discours à l'Elysée dans lequel il déclinait sa politique Africaine. Dans ce message plusieurs points ont été évoqués comme la gouvernance monétaire en Afrique, le soutien financier de la France à l'entrepreneuriat africaine,  de partenariat militaire, les coups d'États militaires entre autres….

Après son discours il s'est rendu en Afrique pour un visite de 4 jours . Notamment au Gabon et au Niger . Après son message destiné à la coopération entre les Etats, les réactions figeaient de partout. Nous l'avons suivi à l'amphithéâtre ERA du CESTI en présence de la Rfi . Les étudiants ont exprimé leurs points vus sur les propos de M. Macron. Parmi ces réactions comme la constaté la journaliste, tous ont  tapé sur la table.

D'abord la politique monétaire du CFA a depuis longtemps fait de l'objet de débat. Une masse importante de la population africaine désir sortir du CFA et créer une nouvelle monnaie commune en Afrique de l'ouest ( ECO ). En effet le président français a également cité l'aide à l'entrepreneuriat africaine entre 2019 et 2022 estimée à 3 milliards d'euros.

Cette somme bien importante n'a pas permis aux Africains de sortir du gouffre de lequel ils vivent. Cela pourrait s'expliquer par plusieurs facteurs dont les contrats léonins , le pliage des ressources naturelles et l'ingérence dans la gestion des affaires internes des pays africains…..

En outre il a aussi parlé d'un nouveau partenariat militaire entre la France et certains pays africains, selon lui il faut changer la manière de communiquer, tout en assumant les succès et les échecs. Ces derniers font allusion à la rupture de la coopération militaire avec le Mali. L'armée française a été poussée à la sortie par la junte militaire à Bamako. Selon les autorités la force Barkhane a lamentablement échouée. Suite à la récurrence des attaques terroristes et les énormes dégâts matériels et humains.

Depuis l'arrivée d'Assimi Goïta et co les relations entre la France et le Mali sont brutalement dégradées . Le groupe FMM comme les militaires ont quitté le pays. Partant de cette grille d'analyse il a fustigé les putschs militaires, qui selon lui sont anti démocratiques . Ces derniers sont parfois causés par les troisièmes mandats qui sont aussi des coups d'États constitutionnels comme le dit le président de la Guinée Bissau E. Mballo . La France ferme les yeux sur les tripatouillages constitutionnels en Afrique et la mal gouvernance de nos chefs d'États.

Surtout quand il s'agit de laisser leur larbins s'agripper au pouvoir. Les exemples les plus patents de ces derniers années sont ceux du Bourkina Fasso, de la République de Guinée, et les soulèvements populaires au Mali. Rien est plus avilissant que les troisièmes candidatures et dans ce domaine Mr Macron joue le malin en restant les yeux fermés. 

Nonobstant sa déclaration contre les militaires aux pouvoirs, il a peut-être oublié le cas du Tchad qui est plus sanglant . Le président Idriss Deby tué au front le lendemain sont fils prend les manettes. Depuis lors il n'accepte pas d'organiser des élections démocratiques et transparentes. Il exerce des pratiques abusives, réprime son opposition et pourtant adoubé par l'ancien puissance coloniale. Cette dernière avait même promis d'accompagner la transition.

Quelle incohérence? Les États n'ont pas d'amis ils n'ont que des intérêts. Malgré la liberté des pays indépendants a coopérer avec qu'il veut , le président français avec un ton taquin accuse les Russes aux Mali de criminels. Quelles gâchis ? La France est toujours animée par une euphorie total que sans elle les pays francophones d'Afrique n'iront nulle part. 

Voilà un mythe qui tend à s'effondrer  . Par ce qu'elle perd de plus en plus de terrains. Au Niger où les militaires français ont déposé leurs bagages fait également l'objet de contestation.  En plus de ce que Emanuel Macron appelle un sentiment anti-français, la jeune génération prend plus de confiance à s'engager dans des combats patriotiques, de liberté et de souveraineté. Car cela est un sentiment panafricain comme le voulait le guide Libyen Khadafi. Ou bien même les prémices d'une Afrique indépendante, comme le souhaitait le révolutionnaire Thomas Sankara.

 Par analogie aux relations classiques elle est obligée de comprendre le message, changer de manière d'agir. A défaut de le faire elle sera obligée de quitter in fine . Non seulement les relations ne sont plus auréolées de bonheur comme jadis. Afin de ne pas perdre cette vache laitière pardon l'Afrique elle cherche par tout les moyens de préserver la relation. Cela pourrait se faire en négociant les contrats sous une forme gagnants - gagnants, pour le développement de l'Afrique.

Free Afrique 

                       Babacar Diouf 

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